CILcare booste la R&D sur les maladies de l’oreille

Information mise à jour le 14/05/19

CILcare est leader mondial du service en R&D dans les troubles auditifs. La start-up montpelliéraine qui travaille pour l’industrie pharmaceutique, les biotechs et les medtechs, se développe depuis un an sur le marché américain.

Celia Belline, présidente de CILcare. © Edouard Hannoteaux

Celia Belline, présidente de CILcare. © Edouard Hannoteaux

Les maladies de l’oreille, c’est la spécialité de CILcare. Cette jeune start-up montpelliéraine conduit la R&D de médicaments et dispositifs médicaux pour traiter les pertes d’audition, les acouphènes ou les otites. A l’origine de cette entreprise innovante, trois ex-cadres de Sanofi, Celia Belline, Marie-Pierre Pasdelou et Sylvie Cosnier-Pucheu. Les deux premières étaient directrices de projet R&D et la troisième, responsable en pharmacologie. Elles ont choisi de quitter le groupe d’envergure internationale pour créer leur activité en 2014 à Montpellier. C’est aujourd’hui la seule CRO (société de recherche sous contrat) au monde exclusivement positionnée sur les troubles auditifs, au service de l’industrie pharmaceutique, des biotechs et des medtechs.

« Nous testons l’efficacité des médicaments et leur sécurité, au stade des essais précliniques, indique Celia Belline, présidente de CILcare. Nous étudions aussi les effets toxiques des médicaments sur l’oreille, ce qui est le cas pour 300 molécules aux effets secondaires mal connus. ».

Dans le monde, 466 millions de personnes présentent des pertes d’audition (soit 15 % de la population) et selon les prévisions de l’OMS, un milliard seront concernées en 2050. 

« Le vieillissement de la population, la prise de médicament ototoxique, l’exposition au bruit, des jeunes notamment, et les infections (otites) en sont les facteurs principaux », explique la dirigeante.

Bio-marqueurs pour acouphènes

Depuis un an, CILcare a une filiale et des laboratoires à Boston (USA). Elle collabore avec des sociétés américaines dont Draper, qui a mis au point une micro-pompe pour délivrer des médicaments dans l’oreille interne. Les trois chercheuses développent aussi de nouveaux bio-marqueurs pour détecter les acouphènes, un gros programme de recherche que financent notamment la région Occitanie, BPI France et l’Etat.

L’entreprise qui a démarré au Business innovation centre (BIC) est aujourd’hui installée dans le parc scientifique d’Agropolis avec 17 salariés, des équipes de recherche en majorité spécialisées dans les neurosciences et l’otologie.

« Dans la métropole de Montpellier, le développement des entreprises est très bien accompagné, confie Celia Belline. Avec l’Université de Montpellier, il y a ici des compétences très pointues qui facilitent les recrutements de haut niveau. »

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