Fabuleux ornements des élites gauloises à l’expo Torques et Compagnie

Information mise à jour le 04/09/19

Jusqu’au 2 septembre, le musée Henri Prades, à Lattes, expose de splendides parures portées par les élites gauloises il y a près de 2500 ans, ainsi que de la céramique, des armes, le tout en parfait état. Une collection exceptionnelle venue de Champagne.

Légende photo : Torque, bracelets et fibules, Villeseneux (Marne), IIIe siècle avant notre ère.
Oubliez les huttes et toute l’imagerie méprisante sur les Gaulois ! En réalité, leur civilisation fut florissante il y a près de 2 500 ans. C’est ce que montre la belle exposition « Torques et Compagnie » accueillie par le musée Henri Prades, à Lattes, depuis le 23 février et jusqu’au 2 septembre.

Symbole de l’épanouissement méconnu de l’art celte : les torques, ces colliers en bronze finement ouvragés, dont on peut admirer les multiples variantes, lisses, torsadées, ornées et sculptées, portées par des hommes et des femmes de haut rang. Parfaitement conservés, ils dominent le fonds de 350 pièces exposées, aux côtés des bracelets et autres parures, de la belle céramique et des armes des guerriers celtes. Quelques objets viennent de très loin, les élites gauloises ayant commercé avec les Grecs et les populations vivant sur le pourtour de la mer Baltique.

Des explorateurs passionnés

De quoi combattre les idées reçues sur des peuples longtemps dédaignés par les milieux académiques. Un combat d’abord mené par quelques amateurs passionnés d’archéologie qui, depuis la fin du XIXe siècle, ont fouillé des centaines de nécropoles gauloises dans la Champagne crayeuse. C’est aussi leur histoire que raconte l’exposition venue du musée d’Epernay, qui a conservé les riches trouvailles de ces explorateurs obstinés.

Deux figures dominent, « l’abbé Favret (1875-1950), qui, le premier, a fait un vrai travail d’archéologue, tenant des carnets de fouille, recueillant la céramique et pas seulement les objets de valeur », et « André Brisson (1902-1973), agriculteur à l’œil averti, qui a sondé sans relâche les terres champenoises, mettant à jour des centaines de sépultures dont il a fait un inventaire rigoureux », raconte Diane Dusseaux, directrice du site archéologique Lattara et musée Henri Prades.

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