La startup wOter va produire de l’eau pure

Information mise à jour le 13/04/18

De l’eau stérile à l’eau pure, il n’y a qu’un pas et wOter l’a franchi. Cette nouvelle innovation technologique devrait propulser la startup montpelliéraine à l’international.

Nicolas Clavel, directeur général de wOter

Nicolas Clavel, directeur général de wOter

«Nous espérons pouvoir mettre sur le marché notre technologie produisant de l’eau pure H20 dans quelques semaines» annonce Nicolas Clavel, directeur général de wOter. Depuis sa création à Frontignan en 2015, wOter n’a cessé d’innover dans le retraitement des eaux usées. L’inventeur et biologiste Patrick Tressières a mis au point une technologie d'ultra-filtration membranaire, qui consiste à propulser de l'eau à haute pression dans une membrane de 19 nanomètres afin de filtrer les bactéries et de produire de l’eau stérile. Elle peut ensuite être réutilisée pour l'irrigation, la climatisation naturelle, ou être rejetée sans danger dans l'environnement.

Le système est modulaire, léger et peu encombrant. Il travaille à très basse pression (0.2 à 0.4 bars) et consomme peu d’énergie. Pour la consommation d’un foyer de 5 personnes, le système consomme en 24h l'équivalent d'une ampoule de 60 W allumée pendant 6h. A partir d’un questionnaire, wOter réalise une étude d’optimisation pour les particuliers et les professionnels.

La R&D est terminée, les tests sont en cours

WOter a d’abord conquis le secteur du yachting, avant de développer une offre spécifique pour les travaux publics et la viticulture. Lors du salon Vinisud, l’entreprise a présenter des solutions aux viticulteurs pour traiter leurs effluents de cave et récupérer l’eau pour l’irrigation. «Les risques de sécheresse poussent les agriculteurs à se tourner vers le concept du ReUse (en français réutilisation)» ajoute-t-il.

«Nous avons perfectionné la machine en ajoutant un système d’osmose inverse pour recréer de l’eau pure. La R&D est terminée, les tests sont en cours» ajoute le fondateur, chargé de la R&D numérique, désormais incubé à Cap Alpha, après y avoir travaillé comme chargé d’affaires pendant 10 ans. Un éclatant retour aux sources.
Il y a 0 commentaire sur cette page