Regenlife invente une technologie innovante contre Alzheimer

Information mise à jour le 10/10/19

La startup montpelliéraine Regenlife, incubée au BIC de Montpellier, a mis au point une technologie innovante contre la maladie d’Alzheimer, qui est testée au CHU de Montpellier. Elle vient de lever 3 millions d’euros pour accélérer son développement.

Guillaume Blivet, président de REGEnLIFE @David Richard
Soigner la maladie d’Alzheimer qui touche près d’un million de personnes en France et 47,5 millions dans le monde, c’est le défi relevé avec détermination par Guillaume Blivet, président de la startup montpelliéraine Regenlife incubée au BIC de Montpellier.

« Notre hypothèse est innovante : cibler l’inflammation sur l’axe cerveau-intestin, ce qui pourrait décupler les résultats thérapeutiques », expose-t-il.

La technologie combine des champs électromagnétiques, photoniques, et la lumière infrarouge pour stimuler les cellules ciblées dans le cerveau et l’intestin, activer les mitochondries (centrales énergétiques des cellules) et ainsi réduire et réguler l’inflammation, de manière à améliorer le fonctionnement cognitif et le comportement. Tout cela grâce à un casque et un plastron abdominal placés sur le patient et connectés à une console de pilotage électronique. « Ce n’est pas invasif, nous souhaitons une sécurité maximale », assure Guillaume Blivet.

Depuis septembre 2018, la technologie de Regenlife fait l’objet d’un essai clinique au centre mémoire de ressources et de recherche (CMRR) du département neurologie du CHU de Montpellier. Au total, 64 patients atteints de la maladie d’Alzheimer à un stade léger à modéré auront participé au test en double aveugle, randomisé, d’ici à la fin 2019.

D’autres projets R&D en neurologie

La technologie est si prometteuse que Regenlife, fondée en janvier 2016, a pu lever trois millions d’euros en juin 2019 auprès d’un pool d’une quinzaine d’investisseurs réunis dans la société Regenlife invest, présidée par Jean-Michel Renck, par ailleurs associé fondateur de Pleïade Venture.

Objectif : consolider la preuve clinique à plus grande échelle, obtenir l’autorisation de mise sur le marché, préparer l’industrialisation de la technologie, et développer d’autres projets R&D en neurologie (encore confidentiels), en poursuivant les partenariats engagés avec le CHU de Montpellier et l’Institut Fresnel (Université d’Aix-Marseille - CNRS).


Hébergée à Cap Omega, la startup emploie douze personnes et recrute actuellement deux chercheurs. « Montpellier est un territoire propice à l’entrepreneuriat et à l’innovation dans le domaine médical et technologique », souligne le président de Regenlife.

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