Sereema, une jeune pousse dans le vent

Information mise à jour le 08/02/19

A la croisée des énergies renouvelables et du numérique, Sereema commercialise un boîtier optimisant le fonctionnement des parcs éoliens. En 2018, la startup montpelliéraine a réalisé une levée de fonds pour accélérer son développement à l'international.

Jérôme Imbert (2e à partir de la gauche), dirigeant de Sereema, et son équipe.

Jérôme Imbert (2e à partir de la gauche), dirigeant de Sereema, et son équipe

Elle a été élue startup 2018 des Trophées de la transition énergétique organisés par L'Usine Nouvelle.

« Sereema a développé une technologie unique, permettant aux gestionnaires de parcs éoliens d'augmenter de 2 à 8 %, le rendement de leurs installations », souligne Jérôme Imbert, qui a fondé cette société à Montpellier après un cursus dans les énergies renouvelables.

Sa solution, baptisée Windfit, a nécessité trois ans de R&D avec l’Institut d’électronique et des systèmes de Montpellier et l’Institut de mécanique des fluides de Toulouse. Il s'agit d'un boitier connecté, fixé à l'éolienne, qui envoie des données dans le cloud. Des algorithmes les analysent pour délivrer un diagnostic précis sur les réglages à effectuer et optimiser la production. L'enjeu est de taille :

« Fortement subventionné à l'origine, le secteur de l’éolien bascule vers un marché ouvert, livré à la bataille des prix », analyse le jeune ingénieur.

Recrutements

France, Royaume-Uni, Allemagne, Grèce et Italie : si Windfit équipe aujourd'hui plus de 150 éoliennes dans cinq pays, Jérôme Imbert ne compte pas s'arrêter en si bon chemin.

«  En nous offrant un coaching adapté dans le cadre de son programme Montpellier capital risque, le BIC de Montpellier nous a offert une vraie visibilité vis-à-vis d'investisseurs nationaux qui suivent désormais notre évolution. »

Pour preuve, en novembre 2018, Sereema a levé 700 000 euros auprès de deux fonds d’investissement (IT Translation et Afone Participations) et de la plateforme de financement participatif Enerfip.
Objectif : accélérer sa croissance à l’international, notamment aux Etats-Unis, et tripler son chiffre d’affaires sur le marché européen d’ici deux ans. Dans cette optique, la société va recruter des “business développeurs“ tout en poursuivant son travail de R&D.

« Histoire de garder une longueur d'avance sur la concurrence », avertit Jérôme Imbert.

Il y a 0 commentaire sur cette page