Une entreprise d’insertion au cœur des quartiers prioritaires

Information mise à jour le 05/02/19

Fondée à Montpellier en 2017, La Métropolitaine de Services s’est donnée pour mission de développer l’emploi dans les quartiers prioritaires. Cette entreprise d’insertion y recrute 80 % des personnes qu’elle emploie, et les implique dans sa structure.

Emmanuel Kasperski, directeur général délégué de La Métropolitaine de Services

Emmanuel Kasperski, directeur général délégué de La Métropolitaine de Services

« Notre ambition est de créer des emplois dans les quartiers prioritaires où le taux de chômage peut dépasser 40 % et le taux de pauvreté est trois fois supérieur à la moyenne des autres quartiers, dans une métropole pourtant très dynamique et créatrice d’emplois », explique Emmanuel Kasperski, directeur général délégué de La Métropolitaine de Services.

Fondée en septembre 2017 à Montpellier, cette entreprise d’insertion développe trois activités, le bâtiment (tous corps d’Etat), l’aménagement d’espaces verts, le nettoyage des espaces publics ou privés. Son objectif est aussi d’impliquer la population de ces quartiers défavorisés dans l’entreprise. La Métropolitaine de services s’est en effet constituée en société coopérative d’intérêt collectif (Scic) avec un collège d’habitants et de salariés qui détiendront 30 % des droits de vote en assemblée générale.

Plus de 50 personnes employées en 2018

A l’origine de cette initiative, le groupe d’utilité sociale Céphée, dirigé par Jamal Benghabrit, qui réunit Pil’emploi, entreprise d’emploi temporaire d’insertion, et Coraline, organisme de formation et d’accompagnement des personnes en difficulté pour favoriser leur inclusion sociale et professionnelle. Ces deux structures constituent le collège référent de la Scic qui compte parmi ses premiers clients Hérault Habitat, ACM (office public de l’habitat de Montpellier Méditerranée Métropole), Foncia, Eiffage…

« La métropole de Montpellier a très tôt soutenu notre projet en nous accordant une subvention. Et en nous confiant des premiers chantiers  »

confie Emmanuel Kasperski qui affiche déjà un bilan positif : un chiffre d’affaires de 750 000 euros la première année, avec plus de 50 personnes employées, dont 80 % résident dans les quartiers prioritaires. Parmi les travaux engagés fin 2018, la rénovation de cinq stations de relevage avec un collectif de graffeurs de La Mosson, pour le compte de Veolia et de la métropole de Montpellier. Un chantier emblématique.
 
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